Accueil, De femmes à femmes

30 ANS ET TOUJOURS EN CDI: MAIS OÙ SE CACHE LE PRINCE CHARMANT?

12038425_1080146568662427_3479026975133424556_n

Existe t– il un âge parfait pour devenir une “femme respectée”. Désespérée vous cherchez celui qui vous délivrera de votre CDI: célibat à durée indéterminée ? Ou tout simplement ce n’est pas votre priorité. Entre la modernité et les traditions, difficile de trouver la formule parfaite. Est ce que le Bonheur se résume autour de cet anneau? Nous avons toutes autour de nous ces patrons de  la bienveillance et ces gardiens de “notre Bonheur” (familles et amis) qui veillent sur notre capacité à procréer  et à être de véritables  « femme ». Certains s’évertuent même à trouver d’ingénieuses solutions pour remédier à cette incapacité. Une épidémie qui semble avoir touché beaucoup de femmes.

D’autres ont choisi de faire des enfants sans maris lorsque  certaines mangent le pain de la patience dans l’attente de rencontrer la bonne personne. Mais il arrive un moment où les femmes sont comme obligées d’intégrer le cercle des «  vrais femmes » sous peine d’être marginalisées. De manière générale dans les cultures africaines à partir de 20 voire 25 ans on estime les femmes prêtes à l’emploi, assez matures pour devenir l’épouse de quelqu’un. Ces considérations se heurtent à la modernité dans laquelle vivent les jeunes femmes Africaines.

En effet elles n’ont plus peur d’avoir des ambitions et des standards élevés. Pour cause les sources d’inspirations ne tarissent pas  dans un monde où  le travail est la meilleure source d’accomplissement. Si des femmes comme Ellen Johnson peuvent être diplômées d’Harvard et présidente du Liberia pourquoi pas nous. Peut être pourrions nous devenir des écrivaines plébiscitées pour notre style et notre plume et nous imposer à la manière de Fatou Diome et Mariama Bâ. Le domaine artistique autrefois stigmatisé pourrait nous servir de fenêtre pour agir dans le sens du développement de l’Afrique, Angélique KIDJO, Oumou SANGARE  et Liya KEBEDE l’ont fait pourquoi pas nous? Enfin si des femmes comme Thereze KIRONGOZI ingénieure de formation et présidente de l’ONG « Women’s Technologie » continuent d’impacter l’Afrique tel sera notre objectif.

Être issu d’un peuple qui  a été très souvent dissocié de l’intellect pour être assimilé à des animaux dont le domaine de prédilection est le sport, la musique et la danse, a marqué les jeunes générations de femmes Africaines. Ce nouveau siècle ainsi que les problématiques  qu’il comporte a donné naissance à des femmes battantes et ambitieuses qui mettent un point d’honneur à contredire les thèses qui ont fait de leur couleur une tare. Cette modernité malheureusement se heurte  souvent à la tradition.

Traditionnellement,  dans les sociétés Africaines le mariage est perçu comme un accord entre deux familles. Cet accord permet à la femme de quitter son statut de fille pour embrasser celui de femme. Elle recevra donc le respect dû à son nouveau statut, va intégrer un nouveau clan  dans lequel elle apportera sa force de travail, sera parmi les gardiennes de l’honneur de cette dernière par le biais de l’éducation qu’elle aura reçu  et en assurera la descendance. C’est alors que la femme est préparée depuis le bas âge à être l’épouse parfaite pour l’homme parfait, le gendre idéal.

Les critères de sélection qu’utilisaient les familles pour choisir le gendre idéal dépendaient du clan dont le futur époux était issu mais également de sa capacité démontrée à être un véritable Homme. Au 21è siècle, les femmes africaines en général choisissent leur prétendant. Si il fût une époque où la famille du futur gendre ainsi que ce dernier ne devait passer que la barrière de la belle famille pour être considéré comme le gendre parfait, aujourd’hui il existe plusieurs barrières auxquelles les hommes doivent faire face dont la première est la femme  elle même ensuite vient la famille et/ ou les amies  qui ont bien souvent un point de vue influent.

11222164_1080146485329102_2920677409332088732_o

Nous vivons dans des sociétés de consommation basées sur les convenances des individus. Une femme (ou homme d’ailleurs) peut donc aller faire ses courses  d’un soir, d’un mois ou d’une vie sur adopteunmec.com. Il en ressortira un produit adapté aux besoins (gare aux tromperies). Certaines ne recherchent que de très bons gamètes mâles sous la forme d’un physique très avantageux (merci HITCH), d’autres veulent d’un homme puissant qui a une influence sur le monde et qui a une expérience à faire rougir n’importe quel président (merci Olivia Pope) ou encore un prince charmant l’homme parfait sous tout point (Disney chère Disney quand tu nous tient). Chacune cherche sa part de bonheur dans cette multitude qu’est le monde.

Il semblerait que la règle soit de le trouver avant trente ans parce qu’ensuite on s’approche lentement mais SUREMENT  de la «  date de péremption ».

Le besoin essentiel de sécurité qu’éprouve la femme n’est plus à démontrer, fusse t-il émotionnel, financier ou physique la femme a besoin de se sentir en sécurité. Ainsi un homme sans emploi, sans ambitions, émotionnellement fragile  qui n’a pas fait d’études et sans projets confirmés passerait difficilement la première barrière.

En effet, très peu de femmes ambitieuses et travailleuses auraient la capacité de se projeter dans de telles circonstances. Rendant nous à l’évidence, ce type d’homme passerait encore moins la deuxième barrière celle de la famille et/ ou des amis.

Il est  difficile de trouver un équilibre entre nos traditions  et le monde moderne dans lequel on vit ; bien souvent il nous faut essayer plusieurs chaussures avant de trouver la bonne. Heureuse soit celle qui a trouvé la chaussure du premier coup. Se marier n’est pas un problème c’est rester marié qui peut être une équation à plusieurs mesures. La où la tradition, nos cultures peuvent être un socle pour nos futures vies maritales, il n’en est pas moins que nous devons en permanence naviguer entre ces deux mondes.

Avoir trente ans n’est pas la fin d’une vie mais bien le début d’un magnifique chapitre. C’est l’âge où on a beaucoup appris des erreurs que nous avons faites, ce qui fait de nous de meilleures personnes. C’est l’âge où la maturité est à son comble. Trente ans est également l’âge où si on a su observer on sait qui on est et ce que l’on veut dans la vie cet  épanouissement personnel se lit sur notre visage.

Enfin, si vous êtes en CDI et pas mariée mesdames  ce n’est pas une tare, apprenez a être heureuse par vous même,  accomplissez vous en tant qu’individus  et vous attirerez des personnes accomplies désireuses de franchir de nouvelles barrières avec votre force, avec qui vous partagerez la même vision de la vie.

Le prince charmant n’existe pas  et le mariage n’est pas incompatible à l’accomplissement personnel.

Ps : félicitations aux jeunes mariées…

Kaliny G.

Crédit photo: E.P. Photografia

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s